Si tu débutes en développement ou que tu es simplement curieux, tu te demandes peut-être : « Si j’utilise ChatGPT ou GitHub Copilot… est-ce de la triche ? »
La vérité : non, tant que tu es aux commandes de ton code, que tu comprends ce que tu fais, et que tu utilises l’IA comme un co-équipier, pas comme un remplaçant.
Oui, un outil peut générer du code, expliquer un truc, compléter ton éditeur. Mais ça ne te dispense pas de penser, comprendre, tester. Autrement dit : tu ne triches pas ton éditeur — mais tu te triches toi-même si tu laisses l’IA faire tout le boulot.
Dans cet article je t’explique comment j’utilise ces outils (en tant que développeur Web & Laravel) pour apprendre, avancer, coder proprement et optimiser l’article pour le SEO afin qu’il soit facile à trouver.
Pourquoi ça donne l’impression de « tricher », et pourquoi ce n’est pas obligé
Quand on apprend à coder, on entend souvent :
- « Écris chaque ligne toi-même. »
- « Ne fais pas de copier-coller depuis Internet. »
- « Un vrai dev ne demande pas d’aide. »
Et puis voilà que l’IA débarque et te propose :
- de générer des fonctions ou modules complets,
- d’expliquer les concepts super rapidement,
- de faire de l’auto-complétion intelligente dans ton éditeur.
Forcément, ça peut donner l’impression qu’on « fait faire ses devoirs par quelqu’un d’autre ».
Pourtant, réfléchir comme ça :
- Utiliser Stack Overflow, des docs, des snippets, c’était déjà normal.
- Le pair-programming était même encouragé.
- Autocomplétion, linting, templates… tout ça, c’est courant.
Donc l’IA c’est juste l’étape suivante. Ce qui change, c’est comment tu l’utilises.
- Si tu colles le problème → l’IA te donne la solution → tu colles sans comprendre → tu as un résultat mais aucun apprentissage.
- Si tu l’utilises pour explorer, réfléchir, corriger → tu as un résultat et un apprentissage.
C’est le bon état d’esprit qui fait la différence. Il ne s’agit pas d’éviter l’outil, mais de l’utiliser intelligemment.
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ChatGPT vs Copilot : qui pour quoi ?
Oui, on peut utiliser les deux, et selon moi tu devrais si tu veux progresser. Mais chacun a ses forces.
ChatGPT : ton partenaire « expliquer, planifier, debugger »
Utilise ChatGPT pour :
- apprendre un nouveau concept (« Explique les promises en JavaScript en termes simples, avec quelques exemples de code. »)
- planifier une fonctionnalité (« Aide-moi à découper une petite appli Todo en React en étapes claires. »)
- déboguer (« Voici mon erreur + code, peux-tu m’aider à comprendre ce qui ne va pas sans juste me donner la solution toute faite ? »)
- améliorer du code ou générer de la doc (« Peux-tu écrire une docstring concise pour cette fonction Python ? »)
GitHub Copilot : ton « auto-complétion sous stéroïdes »
Copilot est ultra puissant quand :
- tu sais globalement ce que tu veux écrire,
- tu as commencé le code (signature de fonction, commentaire…) et il te propose la suite,
- tu relis chaque ligne comme si c’était le code que t’a envoyé un collègue junior.
Il est excellent pour générer du boilerplate, des patterns qu’on utilise souvent, des répétitions. Il est moins bon pour comprendre ton domaine métier, les spécificités de ta logique, ou les cas limites que toi seul connais.
En enquête de terrain, on remarque que 83 % des devs en formation utilisent ChatGPT mais seulement 29 % utilisent Copilot, tandis que chez les pros c’est 49 % qui l’utilisent — ce qui montre que Copilot demande un peu plus de maturité.
Donc : tu débutes ? Commence avec ChatGPT pour comprendre et planifier. Puis intègre Copilot quand tu te sens prêt à coder. Mais toujours garder le contrôle.
Mentalité Dev : tu restes le pilote, l’IA est juste copilote
Même débutant, voici comment je te recommande d’aborder les choses : tu es le « senior développeur » en charge du projet, l’IA est ton coéquipier. Ce que ça veut dire :
- Tu décides de ce que ton code doit faire (fonctionnalité, comportement, performance).
- Tu valides si le code généré a du sens.
- Tu testes l’application, ne te fies pas juste au green light « run without errors ».
- Tu continues à apprendre les fondations (pas question de laisser l’IA faire tout le boulot pendant que ton cerveau roupille).
Avant de lancer une requête à l’IA, pose-toi trois questions :
- « Qu’est-ce que je veux construire ? » (décris en une phrase simple)
- « Qu’est-ce que je sais déjà sur ce sujet ? » (fonctions, API, notions)
- « Sur quoi ai-je vraiment besoin d’aide ? » (« expliquer », « suggérer », « déboguer », pas « fais tout pour moi »)
Si tu n’es pas capable de répondre à la question n°1, tu n’es pas encore prêt pour l’IA : tu es prêt pour un bon tuto, un exercice de base.
Et si tu es prêt, tant mieux : tu vas pouvoir utiliser l’IA pour sortir du cadre classique et coder ta version de dev Laravel, ou n’importe quel projet perso, plus propre, plus rapide.
De plus, chez les éditeurs de Copilot, on rappelle que « non, ce n’est pas un pilote automatique » : l’outil ne remplace pas les devs, il ne remplace pas les bonnes pratiques, les tests, la relecture. C’est un assistant, point.
Bonnes habitudes vs. Mauvaises habitudes
Voici un petit tableau pour t’aider à repérer les bons réflexes et éviter les pièges.
| Bonnes habitudes | Mauvaises habitudes |
|---|---|
| Demander « pourquoi » et pas juste « quoi » (“Explique pourquoi cette solution marche, et pas seulement ce qu’elle fait”) | Demander « écris toute l’application pour moi » |
| Travailler par petits morceaux (fonction, module) | Laisser l’IA coder le projet complet tandis que tu regardes Netflix |
| Reformuler la réponse dans tes mots, vérifier que tu comprends | Copier-coller du code sans comprendre ce qu’il fait |
| Comparer différentes approches (« Donne-moi deux façons de faire X, et explique quand j’applique chacune ») | Utiliser l’IA puis ignorer toute la doc officielle |
| Écrire le code toi-même puis demander à l’IA une relecture (« Relis ceci, repère bugs, cas limites, améliorations ») | Faire confiance aveuglément à ce que l’IA a généré : « Bah c’est l’IA, ça doit être bon … » |
Si, à chaque fois que tu utilises l’IA, ta réponse honnête est « si elle disparaissait demain je ne saurais plus coder ce type de problème », alors tu es trop dépendant. L’objectif c’est d’apprendre tout en utilisant l’outil, pas d’être remplacé par l’outil.
Workflow recommandé pour débuter (exemple projet CLI)
Je te propose un petit projet simple que j’ai utilisé et adapté avec l’IA. Vu que je bosse souvent en PHP/Laravel, mais ici on prend l’exemple d’une Todo CLI en Python, mais tu peux transposer.
Étape 1 : Clarifier les besoins (avec ChatGPT)
Prompt exemple :
« Je suis débutant en Python. Je veux construire une appli CLI “todo” qui peut : ajouter une tâche, lister les tâches, marquer une tâche comme faite. Aide-moi à découper ce projet en petites étapes et dis-moi quels concepts Python je dois apprendre pour chaque étape. »
Résultat : tu obtiens un plan :
- parser les arguments CLI
- stocker les tâches (liste ou fichier)
- afficher les tâches formatées
- boucles, conditions, fonctions, gestion d’erreur
Étape 2 : Apprendre les micro-concepts (avec ChatGPT)
Choisis une notion, par ex. « lire/écrire un fichier JSON en Python ».
Prompt exemple :
« Explique-moi comment lire et écrire un fichier JSON en Python, avec un exemple simple. Puis donne-moi 3 petits exercices sans solutions pour que je m’entraîne. »
Fais les exercices toi-même. Si tu bloques, demande un indice, mais évite de demander la solution complète tant que tu peux faire un effort.
→ Résultat : tu comprends la notion.
Étape 3 : Coder avec guidance (Copilot + ChatGPT)
Dans ton éditeur (VSCode, PHPStorm, etc) : tu écris un commentaire en haut d’une fonction, par ex. :
# Fonction pour charger les tâches depuis todos.json
Tu commences à coder, Copilot suggère une version. Lis-la ligne par ligne :
- Est-ce que je comprends chaque ligne ?
- Est-ce que ça gère les erreurs ?
- Le chemin du fichier est-il codé en dur ? Peut-on l’améliorer ?
Si tu n’es pas sûr, copie-colle la suggestion dans ChatGPT :
« Explique ce que fait ce code, ligne par ligne, comme si j’étais débutant en Python. Puis propose-moi des améliorations pour que ce soit bien clair. »
Tu modifies ou adaptes le code, tu l’intègres dans ton projet.
Copilot ici sert de « colleague rapide », mais tu restes le reviewer.
Étape 4 : Déboguer comme un détective (avec ChatGPT)
Quand tu as une erreur :
« Voici mon message d’erreur [copier-coller] + le code concerné. Explique-moi en clair ce que signifie cette erreur. Pose-moi d’abord des questions pour qu’on diagnostique l’origine. Puis, après qu’on ait discuté, propose une correction. »
Tu interagis, tu apprends. Tu ne te contentes pas de demander « Corrige-le moi ». Tu deviens celui qui mène l’enquête.
En suivant ce workflow, tu profites de l’IA pour aller plus vite, mais tu restes l’acteur principal. Tu apprendras davantage, tu coderas mieux, et tu ne seras pas dépendant.
Quelques prompts prêts à utiliser
Voici des « templates » de prompts que tu peux adapter pour ta situation (en PHP/Laravel, JavaScript, Python, etc).
Apprendre un concept : « Je suis débutant en [langage/tech]. Explique-moi le concept [X] en termes simples avec 2-3 exemples de code. Puis propose-moi 3 exercices pratiques (sans solutions) pour que je m’entraîne. »
Relecture de code (code review) : « Voici ma fonction en [langage]. Peux-tu la relire comme un lead dev ? Indique bugs ou cas limites, suggère des améliorations pour lisibilité/maintenabilité. Ne réécris pas tout, commente ce que j’ai fait. »
Refactoring : « Voici mon code. Montre-moi une version refactorisée plus claire, sans changer le comportement. Ensuite liste les principaux changements que tu as faits et pourquoi — pour que je comprenne. »
Débogage : « J’ai ce message d’erreur : [message]. Voici le code concerné. Explique-moi ce que veut dire cette erreur en langage clair. Donne-moi 2 ou 3 pistes à tester pour diagnostiquer. Puis propose une correction possible. »
Utiliser Copilot intelligemment :
Dans ton commentaire de code, écris par exemple :
// Je suis débutant. Génére une fonction simple et lisible en PHP/Laravel pour faire X.
// Évite les one-liners trop smart, mets des commentaires explicatifs.
Avec ces prompts, tu donnes la bonne orientation à l’IA et tu obtiens de l’assistance ciblée — pas un « passe-droit » qui te laisse dehors.
Ne deviens pas dépendant de l’IA
C’est le piège majeur : tu mélanges outils ultra performants + début d’habitude = risque de t’installer dans une zone de confort… et arrêter d’apprendre.
Voici une règle simple : pour chaque tâche, fais au moins une fois sans IA.
Exemples :
- Résous un exercice sans IA, puis compare comment l’IA l’aurait fait.
- Implémente une petite fonctionnalité seul, puis utilise l’IA pour améliorations.
- Après que l’IA t’a expliqué un concept, fais une pause, puis réexplique-toi ce concept sans outil. Si tu ne peux pas, tu n’as pas encore compris.
Et rappelle-toi : même avec l’IA, c’est ton cerveau qui doit commander. Une étude indique que les assistants IA boostent productivité et créativité, mais ne remplacent pas la compétence. Par exemple, la doc de Copilot précise que ça ne remplace pas les tests, la relecture, ou les bonnes pratiques.
Si tu fais ça bien : tu deviens meilleur avec l’IA. Sinon : tu deviens dépendant de l’IA; et ça, ça ne mène pas loin.
Et quand est-ce que c’est vraiment de la triche ?
Oui, il y a des cas où l’utilisation d’une IA en dev est borderline, voire clairement de la triche. En voici quelques-uns :
- Un devoir ou un examen interdit l’usage d’IA, et tu l’utilises quand même : l’éthique + l’apprentissage sont biaisés.
- Tu remets un travail entier produit par l’IA sans rien y comprendre, et tu fais croire que c’est ton propre code : là c’est mal.
- Tu caches que tu utilises une IA pour réussir un job ou un projet client, et tu n’as pas les compétences pour assumer.
En revanche, ce n’est pas de la triche quand :
- Tu utilises l’IA en transparence (souvent les équipes modernes acceptent ou encouragent ça).
- Tu pratiques en parallèle et continues à apprendre.
- Tu considères l’IA comme une aide, pas comme ton cerveau.
Les équipes tech préfèrent souvent un junior motivé, qui sait utiliser l’IA et apprend chaque jour, plutôt qu’un dev qui refuse tout outil « par principe » mais stagne. On est dans l’efficacité + montée en compétences, pas dans le snobisme « je code tout à la main comme en 1995 ».
Mot de la fin
Bon. Si tu es arrivé jusqu’ici, bravo tu as déjà fait le plus dur : décider de coder mieux, apprendre mieux.
Alors souvenons-nous :
- Il n’y a aucun mérite à souffrir seul dans ton coin quand tu peux te faire aider.
- Dans la vraie vie de dev web (oui, même Laravel), on google, on lit, on copypaste modéré, on pair-programme, on utilise des outils.
- Les assistants IA sont simplement de nouveaux outils ultra puissants dans ton arsenal. Il suffi simplement de bien les utiliser.
Utilise ChatGPT ou Copilot pour :
- Apprendre plus vite.
- Voir plus d’exemples.
- Ne pas rester bloqué pendant des jours sur une erreur bête.
- Écrire du code plus tôt, plus proprement, testé.
Mais surtout ne lâche jamais ton cerveau. Sois le dev, pas le spectateur. L’IA est ton copilote. Codons, expérimentons, apprenons ensemble.
Bon coding… et que ton appli (ou tout autre projet) décolle !